04 septembre 2007
C'est la rentrée des classes!
Après deux semaines d'installation, de tourisme et de dentiste, place à la chose pour laquelle j'ai fait le détour jusqu'ici: les cours!
Juste un petit point sur l'avancement de la réparation de ma dent: elle est réparée!
Donc aujourd'hui, c'était l'effervescence à l'UQAM (Université du Québec A Montréal), tous les elèves se précipitaient pour avoir leur agenda UQAM Gratis, pour acheter leurs polycopiés (ça coute jusqu'a 105$Can-72euros, pfiou!), pour retrouver les copains, pour se renseigner sur les asso etc...
A propos d'asso, Info pour les IEPiens-criteux: l'Ecole des Sciences de la Gestion, dont je fais partie, a aussi son Crit! C'est les Jeux du Commerce, qui réunissent 1200 étudiants québécois en Janvier pour des épreuves, essentiellement de sports sur glace, en toute logique! A voir par curiosité!
L'UQAM, un campus souterrain au coeur de Montréal
Aujourd'hui, c'est cours de 18h à 21h. Intitulé du cours: Gestion des services Municipaux au Québec. Un véritable séisme pédagogique! Je m'explique:
- D'abord, je sens que ce cours va être très interessant, comprendre comment fonctionnent les villes au Québec. Mais j'ai un gros handicap: je ne connais rien de la constitution canadienne et de la séparation verticale des pouvoir (pouvoir fédéraux/provinciaux/municipaux). Voila du lourd pour bosser en attendant le prochain cours!
- Au dela du contenu du cours, ce qui m'a frappé (mais on m'avait prévenu), c'est la relation Prof-élève qui est aux antipodes de celle que nous avons en France. Chez nous, Le prof est le Pape, l'élève est sujet et écoute la bonne parole. Ici, rien de tout cela. C'est l'élève qui fait le cours après l'avoi préparé au préalable. Tout le monde prend la parole avec une spontanéité qu'on ne verrait pas en France (tout le monde veut avoir quelque chose a dire). Le prof écoute, puis il complète tout ce qui a été dit par l'ensemble des élèves Tout compte fait, ici, ce n'est pas le prof qui apprend, mais c'est l'élève qui apprend par lui même avec la lecture, et il confirme son savoir en cours. Je crois que cette méthode va me plaire.
Ce soir, c'était l'anniversaire de Guillaume, 23 ans! Et toutes ses dents^^
01 septembre 2007
Mon taudis
Je parle de taudis... je devrais vraiment parler de chateau! La maison me chauffera cet hiver est un véritable luxe pour les étudiants. Petite visite des parties partagées et de ma chambre:
La salle à Manger, notez surtout la présence d'un lave-vaisselle et d'un frigo gigantesque!
Le salon, vrai lieu de vie tout confort. Le fauteil en bas a gauche de la photo fait l'objet de quelques batailles tant il est convoité!
La salle de bain, elle resemble à tant d'autres... Il y en a deux dans la maison, je partage celle ci avec Julien et Myriam.
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MA CHAMBRE
Elle est juste à coté de l'entrée de la maison. Je suis le meilleur occupant possible, puisque je n'entend pas le bruit de grincement du lit!
Ca manque de décoration pour l'instant, je vais bientôt faire développer des photos pour tapisser un peu tout ça!
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Plus dure sera la chute quand je retrouverai la vie d'appartement à Lyon! Heureusement qu'Alice sera là pour me réconforter!
25 août 2007
Première tournée vélo dans Montréal
Une semaine après avoir fait une affaire rare, à savoir récupérer le vélo de Charles pour 30$Can (je ne le remercierai jamais assez !), j’ai enfin l’occasion d’aller faire du vélo dans la ville.
Motivation première : rejoindre la fac en vélo, pour vérifier si ça vaut le coup. Indicateur de départ : Pour y aller en bus puis en métro, il faut compter 50minutes bien mûres (35 minutes puis 15 minutes en métro). Pour y aller à pied puis en métro, il faut compter 40 minutes (20 min à pied, 20 min en métro). Le vélo saura-t-il relever le défi ?
La réponse est oui ! J’ai mis 35 minutes chrono et en respectant tous les feux rouges ! Mais ça a un prix : la sueur ! Il faut gravir le Mont-Royal, à 200m d’altitude, pour retrouver ma fac qui est au niveau du Saint Laurent (donc à Zéro). Grimper à l’aller est plutôt facile puisque ça monte en faux plat (pendant 5km quand même !) mais au retour, c’est un véritable raidar qu’il faut gravir ! Je devrai donc m’équiper en conséquences pour rejoindre la fac : déodorant et serviette, pour ne pas laisser une image du français crade ! Alice sera contente aussi, il y a des chances que je perde quelques kilos, où tout au plus que je n’en gagne pas !
Pendant que j’y étais (en centre ville) autant en profiter pour prolonger la promenade sous ce temps estival, mais néanmoins très humide ! Je rejoins donc Les Iles du sud de Montréal, sur le Saint Laurent, les Iles Sainte-Hélène et Notre-dame, situées à 3km de l’UQAM. Première épreuve : le pont Jacques Cartier, pont impressionnant au même gabarit que le Pont de Normandie (mais pas suspendu) qui relie au dessus du Saint-Laurent Montréal à sa banlieue sud.
Le pont Jacques Cartier
Arrivé sur l’île Notre-dame, j’en profite pour faire le tour du circuit Gilles Villeneuve, le fameux site qui accueille tous les mois de Juin le Grand Prix du Canada et qui recouvre la quasi-intégralité de l’île. Rien d’impressionnant en soi, même peut être chiant quand on y connaît rien à la Formule 1 (Lucile en conviendra^^), mais rigolo quand on a passer 4ans à jouer à la Formule 1 sur console et qu’on connaît par cœur tous les circuits du monde ! Par contre, même si j’ai tout reconnu du tracé par rapport à la console et à ce qui est diffusé à la télé, on a quand même du mal à croire qu’il y a un Grand Prix ici qui accueille 100 000 spectateur, vu l’exiguïté du site (l’île est en fait artificielle, construite avec les cailloux de la construction du Métro) et l’absence de tribune permanente. On peut aussi voir sur la même île le Casino de Montréal, à l'architecture étonnante, ainsi qu'un magnifique espace vert bordé de canaux
Ligne des Stands du Circuit Villeneuve Le Casino Les Espaces verts de l'Ile
Une chose vraiment bien à Montréal, c’est l’abondance de pistes cyclable et la grande courtoisie des voitures envers les vélos. Pour ce qui est des pistes cyclables, On peut y faire l’intégralité des 90-100km du tour de l’île de Montréal (Oui, Montréal est une île pour ceux qui ne le savaient pas encore !), et il en existe aussi dans le centre ville (intégralement sur l’axe Nord-Sud de l’île), sur le Mont-Royal et le long des canaux qui jalonne l’île. Bref, il y a beaucoup à faire pour avoir fait toutes les pistes cyclables de la métropole ! J’ai bien l’intention de tout faire avant que l’hiver n’arrive ! Je sens que mon vélo va s’avérer être un achat utile !
Retour sur Montréal via le Canal de Lachine
Pour finir, une petite batterie de photos! (commentaires à la droite des photos)
24 août 2007
Le Montréal Nocturne
Les trois autres colocataires sont arrivés jeudi soir vers 19h : Amandine, Julien et Guillaume de leur prénom. Les pauvres avaient réunion de rentrée le lendemain à 10h ! et leurs cours commencent lundi matin ! Bonjour le temps d’adaptation !
Pendant que nos trois nouveaux collocs s’aventuraient sur les bancs de Polytechnique Montréal, vendredi, on continuait à faire du tourisme avec Myriam et Lucile, son amie en vacances pour le mois outre-atlantique. Au menu du jour : le Biodôme de Montréal, ancien anneau de cyclisme sur piste (construit pour les JO de 1976) et recyclé depuis. Ce qui est marrant, c’est qu’ils exposent des canards que l’on voit tous les jours chez nous, mais pas ici, ce qui en fait des animaux de zoo ! C’est aussi la première fois qu’on voyait des pingouins ? Au final, la visite fut courte mais très jolie !
Puisque le Biodôme est situé sur le parc Olympique, on a pu voir le Stade Olympique, enceinte couverte de 56 000 places et impressionnante, notamment par sa tour de 175m de hauteur, la plus haute tour penchée du monde. On a d’ores et déjà coché tous ensemble la case du 20 octobre. On va acheter des places pour aller voir dans ce stade un match de football américain : les Alouettes de Montréal contre les Argonautes de Toronto. L’occasion idéale pour sentir l’ambiance dans le stade et en admirer l’architecture en même temps.
Le biodôme et le Stade Olympique
Vendredi soir, c’était la découverte du Montréal Nocturne. Notre guide : Charles, le dernier survivant des colocataires de l’an dernier, qui doit quitter le Canada début septembre. Programme : le Bar Les 2 pierrots, Bar à deux étages donnant sur une scène. Deux groupes de musique mettaient l’ambiance pour la soirée. C’était aussi l’occasion de goûter la bonne bière Québécoise, dont on m’a souvent vanté les mérites. Après trois pichets (3 litres env.) de Bleue (La bière locale) partagés avec Guillaume et Julien, je peux dire qu’elle est vraiment extra. Elle a un peu le même goût que la bière allemande. De toute évidence, ce n’était pas la dernière fois qu’on sort le soir ! Habiter en banlieue est quand même un inconvénient pour sortir la nuit : on a mis 1h30, dont 50min de marche, pour rentrer !
De gauche à droite sur la photo: Charles (ancien de la maison), Lucile (en vacances avec nous!), Myriam et Amandine
22 août 2007
Une journée de touriste!
Ce qui est vraiment sympa avec le décalage horaire, c’est qu’au réveil, à 7h ou 8h, tout le monde est prêt à te parler puisqu’il est 13-14h en France ! Ca ne durera pas longtemps avec l’arrivée de la rentrée, mais c’est un bon accueil ! Même si ce n’est pas très pratique par rapport aux colocataires : il ne faut pas faire de bruit, donc pas de skype ! J’ai retenu la leçon après avoir réveillé Myriam quand j’étais en pleine conversation avec Alice^^
Niveau paperasse, à l’ordre du jour, modifier mon planning de cours pour le premier semestre. J’avais fait des vœux, mais ils n’ont pas pu être exaucés parce que les cours demandés ont lieu pour leur majorité au 2nd semestre et c’est l’ordinateur qui m’a attribué des cours que j’ai suivi sans grand enthousiasme l’an dernier à l’IEP. J’ai pu changer mes cours et je suivrai donc au 1er semestre les 4 cours :
- Gestion des Services Municipaux
- Les Villes Internationales
- Pratiques de l’urbanisme
- Théories de l’urbanisme
L’ordinateur a été plus intelligent pour répartir mes cours puisqu’il m’avait donné des cours le lundi et le mardi et basta ! Maintenant, ce n’est plus aussi idéal puisque je suivrai aussi des cours le jeudi (sic), mais j’allais quand même pas choisir un cours qui ne me plait pas pour avoir un week end de 5 jours !
Le problème des cours étant réglé, j’en ai presque fini avec la paperasse universitaire, reste plus qu’à obtenir la carte d’étudiant la semaine prochaine et à s’inscrire au centre sportif dans la quinzaine de septembre
Pour le restant de ma matinée, j’ai filé vers le vieux Montréal et le Vieux port, endroit paisible, véritable havre de paix dans la ville et vraiment magnifique, idéal pour la flânerie et fortement fréquenté par les touristes. Dommage que l’été soit si court au Canada pour pouvoir profiter de ces lieux de bronzage potentiels !
L'Hotel de Ville
Le vieux port
Le vieux Montréal
L’après midi, c’était des retrouvailles avec Stéphanie, une amie normande qui passait deux semaines de vacances à Montréal. Après un bon coca rafraîchissant à Tim Hortons, une chaîne de restaurant-bar canadienne (et américaine ?), les choses sérieuses à la marche commençaient : départ du pied des gratte ciels pour traverser le plateau du Mont Royal, point culminant de la ville à 233m via Mc Gill College, la prestigieuse université canadienne. L’escalade à provoqué quelques goûtes de sueur mais quelle récompense magnifique avec le panorama offert au sommet !
Surtout, le plus enchantant dans toute cette marche, ce sont les écureuils qui sont très nombreux sur le plateau, et surtout qui n’ont pas peur des passants, ce qui nous laisse le temps de les admirer ! Impensable en France, ou rien que le fait de croiser un écureuil est quelque chose de fabuleux !
Et si les écureuils étaient finalement à l’image de la population canadienne (ou au moins québécoise), spontanée, ouverte ? Je suis vraiment frappé par l’esprit de simplicité qui caractérise les passants ici. Un sourire par-ci, la possibilité de demander au passant une info sans avoir le sentiment de le faire chier, le tutoiement réciproque des profs aux élèves, le respect de l’autre, manifeste dans les transports en commun, ou la queue est de rigueur, tout comme la courtoisie. Si tout les français avaient les moyens d’aller au Québec, notre pays serait plus le même… si tout le monde rentrait au bercail !
LES PHOTOS DE LA JOURNEE (cliquer pour voir, la description des photos sont à leur droite)
A la découverte de l'UQAM
La journée avait bien commencé : Au réveil, j’ai la bonne surprise de voir Alice connectée sur Skype, s’ensuit une discussion de 20minutes… et les ennuis commencent ! En effet, la connexion Wifi de la maison a déconné… pour la jounrnée (sic). Ça m’a d’autant plus énervé que j’ai loupé un rendez vous Skype avec les parents… Je me rend bien compte avec l’éloignement que je suis accro... à la famille ou au net ? En tout, cas – morale de l’histoire – ne soyez pas surpris de me voir déconnecter comme un voleur sur MSN ou étrangement absent.
La journée a été ponctuée par les démarches administratives à l’UQAM (Université du Québec à Montréal), ma fac : passage au service d’accueil des étudiants internationaux, passage au registrariat (inscription), réunion d’accueil des étudiants et passage aux bureau de programmation des cours… Il reste encore à faire !
Deux choses m’ont amusé dans cette journée
- L’Université ne rate pas une occasion pour taxer les services qu’elle propose, même les plus infimes : 6$ pour avoir une attestation de fréquentation, 2$ pour avoir la même attestation mais adapter pour une demande de réduction pour les tickets de métro (il faut une acheter une carte étudiante qui donne droit à des réductions).
- L’UQAM, comme sont nom l’indique, est presque le temple du nationalisme québecois : tous les bons plans qu’elle propose sont typiquement québécois : réduc pour manifestations culturelles, bars etc… « Pour le reste, débrouillez vous vous-même ! ».
L’UQAM est le lieu idéal pour se perdre. L’Université – qui accueille 41 000 étudiants dont 2200 étrangers – à beau être située en centre ville, elle frappe par son immensité. La fac est constituée de plusieurs bâtiments disséminés dans le quartier latin et tous reliés par souterrain. L’UQAM est aussi reliée directement au carrefour de métro, la station Berri-UQAM et à la ville souterraine. Pratique, mais grand et besoin de prendre ses repères !
21 août 2007
Premiers instants outre-Atlantique
Premier réveil canadien à 7h30 (13h30 heure française), avec 7h30 de sommeil, il faut dire que je me suis plutôt bien adapté à l'heure locale ! Je ne ressent aucun besoin de sommeil !
Aussitôt levé, avalé un paquet de Palmitos (que je n'avais pas mangé pendant le voyage), j'étais sur le pied de guerre pour faire un petit repérage du quartier.
On vit dans un quartier très riche, dans une zone résidentielle. Notre belle maison fait presque trop pauvre à coté des autres maisons fortement américanisées.
Une petite curiosité en voyant qu'il n'existe quasiment pas de feux pietons et les passages cloutés n'existent pas en dehors des feux de signalisation. Les piétons doivent se calquer sur les feux des voitures pour pouvoir traverser. Exceptionnellement, pour les immenses avenues, il y a un petit feu réservé aux piétons.
Les piétons doivent se fier aux feux des voitures. il n'y a que des bandes pour matérialiser le passage
Aussi curieux, c'est le fait que les arrêts de bus n'ont pas de nom, aux passager de connaître par cœur les arrêts et tant pis pour les touristes. Les québécois sont polis : le premier arrivé à la station de bus est le premier a monter dans le bus, et ça peut faire des queues de dizaines de mètres ! Il ne sont pas fainéants non plus : les commerces sont ouverts le lundi et dès 8h30 !
La première expédition de l'année commençait au supermarché : objectif : découvrir et remplir le frigo pour 4-5 jours. Premier choc à l'entrée du supermarché : les prix sont affichés Hors Taxes, déjà, on doit calculer combien ça fait en Euro pour se donner une idée, et ensuite on ajoute 15%. Je redeviendrai bon en maths à la fin de l'année^^. Les pubs sont marrantes aussi, certaines vouvoient le consommateurs mais d'autres le tutoie, puisque le tutoiement est presque de rigueur ici. Le lait se vend uniquement frais, ce qui nous obligera a rendre souvent visite au supermarché ! En tout cas, j'adore la limonade ! Elle risque fort de me faire oublier ma boisson fétiche française, l'Ice Tea !
Une fois le frigo rempli, le marathon des papiers administratifs pouvait commencer ! Première étape : visite à la RAMQ, la sécurité sociale du Québec. Une petite demie heure d'attente avec Myriam s'imposait. Au guichet, un très bon accueil, l'agent m'a bien expliqué comment ça marchait ici, mais avec quand même une petite dose d'arrogance implicite : "Tout est informatisé ici monsieur " , comme si en France on n'avait pas encore connu la troisième révolution industrielle ! Ils ne se sont pas fait chier non plus : 8 dollars (5,4€) la photo (informatisée !).
20 août 2007
Expédition aérienne au dessus de l'atlantique
- "Vous n'avez droit qu'a UN seul bagage à main en cabine monsieur", alors qu'il était bien précisé sur ma feuille de route qu'on a droit à - je cite - " qu'UN seul bagage à main PLUS un ordinateur portable"... Mais j'avais oublié de lire jusqu'au bout : c'est valable pour les vols à destination du Royaume Uni... Bizarre, les avions sont tous les mêmes où qu'ils aillent!
Après un petit au revoir ponctué par une petite larme de maman, place à l'embarcation via Bus à bord du BA 0317, à destination de Londres! Décollage prévu à 15h05
On m'a pris pour un fou d'avoir fait confiance à //British Airways// (que j'ai choisi pour leur prix sympathique). Tantôt Alix me raconte qu'ils perdent un bagage sur deux, tantôt Jérôme me raconte que quand un vol n'est pas à l'heure, il est annulé! Le voyage serait donc une bonne occasion de vérifier la véracité de leurs dires!
Premier signe: 30min de retard au départ de Paris! Assez stressant quand on a 2heures de correspondance à Londres!
La traversée du Channel a été rapide en 40min chrono (du décollage à l'atterrissage, j'entends), ponctuée deux curieuses boucles de l'avion au dessus de Londres (il devait sans doute attendre le signal de la tour de contrôle) et une vue imprenable, juste avant l'atterrissage, au dessus de Twickenham, le temple du Rugby anglais.
A Londres, pas grand chose, à signaler, si ce n'est qu'on m'a fait vider intégralement ma valise de cabine, mais on ne m'a pas foutu à poil comme le craignait papa. L'attente a été longue, pour cause, l'avion a mis deux heures pour être prêt, pour une raison que j'ignore, mais qui a peut être été expliquée en voix off et en anglais.
Décollage de Londres-Heathrow, sous les trombes d'eau, à 19h40 (20h40 heure française), avec deux heures de retard donc! 5900 Km a parcourir vers Montréal en sept heures. Au milieu des nuages qui ont gâché ma vue pendant le trajet (quoique ya pas grand chose à voir de l'océan...), j'ai pu apercevoir la cote Ouest de l'Angleterre et la côte Est de l'Irlande. Rigolo, le couché du soleil a duré environ quatre heures, décalage horaire oblige. Il s'est mis à faire nuit noire à l'approche de la côte canadienne. Les nuages ont décampé avec la lumière du jour, on a pu apercevoir les villes québécoises de nuit, notamment Québec et Trois-Rivières. Et la cerise est le survol à basse altitude de l'île de Montréal Illuminée.
Je ne me suis pas trop emmerdé dans l'avion: Lecture incontournable de L'Equipe et du Journal du dimanche piqué a papa, Best Of de 1h30 de la Premier League visionné sur les écrans individuels des sièges, et bien sûr PSP. J'ai essayé de dormir, pendant vingt minutes pour faire passer le temps, mais j'ai abdiqué... sans doute l'excitation!
L'atterrissage à Montréal-Trudeau effectué à 21h45 (3h45 heure française), j'étais loin d'en avoir fini! Il fallait satisfaire aux nécessités douanières: déclaration des bagages, passage aux services de l'immigration du Canada où on m'a délivré mon visa et enfin, passage au plus qu'inutile service de l'immigration du Québec. Il semblait bien que l'Agent avait aussi le sentiment de ne servir à rien, il a juste répondu "ouais ok" après avoir vérifié mon visa. Mais il n'en restait pas moins très accueillant.
Après une bonne heure consacré aux formalités d'immigrations, le temps était venu de récupérer les bagages et de vérifier la plus que flippante affirmation d'Alix... Dans un premier temps, j'ai effectivement flippé... Mais heureusement, je me suis trompé d'endroit, et les bagages ont très bien voyagé. Bravo British et toc Alix!
J'ai pu retrouver, avec quelques difficultés, Catherine, la propriétaire de la maison que je co-loue, qui a eu l'infinie gentillesse de venir me chercher à la gare et qui m'a conduit à bon port, à Minuit (6h du matin heure française). Une belle surprise en voyant Myriam, qui a anticipé son retour à Montréal après une visite de l'Ontarion avec sa copine Lucile. Étaient aussi présent Charles et Delphine, qui terminent leur séjour en terre canadienne.
Avant toute chose! Mot spécial à ceux qui ont peur de l'avion et qui n'ont pas encore eu de nouvelles de moi... Je suis bien arrivé! au bout d'un périple qui a duré en tout et pour tout 19h^^
Je suis parti en très bonne compagnie (Alice et mes deux géniteurs) à 11h de Louviers, pour arriver à l'aéroport Charles de Gaulle à 12h30. Après une bonne pizza en guise de dernier repas en France avant 9mois, c'était l'heure des formalité: mise sous film de d'une de mes 2 valises (pour éviter préventivement tout déchirement ou vol), enregistrement des bagages... et au moment ou je présente la mallette de mon Portable, l'hôtesse estampillée British Airways me réplique:



































