14 avril 2008
Le cercle vicieux des universités canadiennes
L'UQAM sort de 1 mois de grève étudiante. La raison? un plan de redressement qui demande entre autres une contribution plus importantes des étudiants que du gouvernement québécois. Le plan de redressement préconnise aussi que l'université doit attirer plus d'étudiants pour gagner plus d'argent.
J'en viens justement au grand problème des universités d'Amérique du Nord, notamment de celles qui n'ont pas une renomée égale à Harvard, Yale, Mc Gill et compagnie: pour pouvoir survivre, ces université font de la pub pour attirer d'avantage d'étudiants.
A vouloir toujours plus se financer les universités oublient parfois l'essentiel: Elles doivent former les cadres de demain. Oui, elles investissent des sommes astronomiques dans des pubs visant à accroitre leur visibilité et leur attrait auprès des étudiants. L'exemple avec l'Université d'Ottawa, qui a envahi la station de métro Berri-UQAM... Probablement pour attirer des étudiants de l'UQAM, qui feraient d'excellents clients
Voila de l'argent qui aurait pu être investi dans la pédagogie. Mais ce n'est pas tout. Les université cherchent à tout prix à attirer du monde mais elles n'ont même pas assez de murs pour accueillir tout le monde. Résultat: elles construisent. Encore de l'argent de perdu
Et pour attirer du monde qui vit loin de cette université? Elles ouvrent des succursale. Exemple avec l'Université de Sherbrooke, située à 200km de Montréal, qui a délocalisé un service à Longueuil, la banlieue de Montréal. Or, on sait pertinement que la qualité des antennes délocalisée est médiocre: moins de moyens, pas de bibliothèques etc... Encore de l'argent mal dépensé.
Et pour attirer encore plus de monde: elles créent des diplômes à tout va. Il existe 196 bacalauréats (l'équivalent de la licence) de psychologie différents à l'Université de Montréal...
Recruter plus pour gagner plus. Voila le nouveau crédo des facs. Pour la qualité de l'enseignement, on verra plus tard. Comme quoi, il n'y a pas qu'en France que nos facs ont des problèmes...
13 avril 2008
Les grattes ciels de Montréal
Montréal est une ville d'Amérique du Nord. Rien de plus normal donc que d'y trouver des grattes ciels. Petit inventaire.
Point de folie des grandeurs: le plus haut des grattes ciels culmine à 205 mêtres. Et on ne verra jamais plus haut à Montréal. Pour cause, Le règlement d'urbanisme le plus connu de Montréal interdit aux grattes ciels de dépasser la hauteur du Mont-Royal, la coline qui domine la ville: 233m au dessus du niveau de la mer. Tout ça afin de préserver la vue à l'horizon depuis le Belvédère.
Ok, mais c'est pas encore ça...

On apperçoit clairement 4 gratte ciels (et un qui est caché) qui dominent clairment d'autres plus anonymes autour de 200m : De droite à gauche: la Tour IBM (199m), la Tour CIBC, 187m (qui cache la Tour de la Bourse, 190m), le 1000 de la gauchetière (205m) et la Place Ville Marie (188m).
Il y a quand même des visionnaires qui ont vu grand pour Montréal: La Tour Québec, 561m (pour comparaison, le plus haut gratte ciel américain actuel, la Sears Tower, à Chicago ne s'élève qu'à 442mètres.)
Voila pour la fiction. Le plus haut gratte ciel de Montréal est haut de 205 m : Le 1000 de la Gauchetière. C'est aussi le dernier né, construit en 1992. On le reconnait facilement par son toit triangulaire, si bien qu'on identifie de plus en plus Montréal à cette Tour. Contrairement à ses frère, ce gratte ciel est très fréquenté par les montréalais puisqu'il abrite dans son hall principal l'Atrium, une patinoire entourée de restaurants.
Juste après le 1000 suit de très près la tour IBM, plus connue sous le nom du 1250 René Levesque. Culminant à 199m (230 avec les antennes en fait). Une tour a Bureau au design assez particulier (en carré à la base, rectangulaire vers le sommet), considérée comme la plus belle de Montréal. L'intéret de cette tour s'arrête à son apparence extérieure.
La tour de la Bourse, avec ses 190m, a été un temps le plus haut gratte ciel du Canada (construite en 1963, dépassée en 1968). Comme son nom l'indique, elle abrite la Bourse de Montréal
La Place Ville Marie. 188m de haut. Sa forme cruciforme (en croix) retient particulièrement l'attention. Sa construction, symbole de la modernisation du Québec (que l'on appelle ici la "Révolution tranquille"), achevée en 1962 a véritablement lancé Montréal dans l'ère des gratte ciels qui forment aujourd'hui l'image de marque principale de la ville. Sa construction marque également aussi le déplacement d'environ 1km du centre ville de Montréal, qui était jusque là situé sur les quais du vieux port, désormais situé à environ 1km plus au nord. C'est aussi le seul gratte ciel où on peut avoir un point de vue touristique sur la ville, mais seulement de nuit puisqu'il s'agit de la discothèque "Club 737", située tout au sommet.
La Tour CIBC, 187m, inaugurée en 1962. Intérêt très limité.
Voila pour les 5 grattes ciels dominant Montréal. On va pas s'éterniser la dessus, mais on citera quand même une tour qu'on aurait tendance à oublier car située bien en dehors du centre ville: La Tour de Montréal qui atteint les 175m. C'est en fait la Tour du Stade Olympique, la plus haute tour inclinée du monde.
Pour l'anecdote, la tour, prévue pour les Jeux Olympiques de Montréal en 1976 n'a pas pu être livrée à temps! Elle n'a pu voir le jour qu'après les évènements... Et vu le prix que ça à couté, les Montréalais n'en sont pas si fiers que ça...
12 avril 2008
les journaux montréalais
Ante Scriptum: j'aurais peut être du laisser cet article à la discretion de Myriam qui s'y connait bien mieux que moi grâce à ses cours de journalisme au Canada. Mais je m'essaie qd même à un petit exposé^^.
Au Canada, point de journaux nationaux, de journaux pancanadiens dit-on. Parce qu'après tout, le montréalais moyen se fout royalement de ce qu'il peut se passer à Vancouver. Les journaux les plus populaires sont donc des journaux publiés localement qui traitent essentiellement de l'actualité de la province, sans oublier bien sur l'actualité canadienne et internationale.
Par ordre d'ancienneté:
The Gazette, fondé en 1785. Francophone à ses origines, le journal est progressivement devenu le principal journal anglophone du Québec. Il est lu bien sur par les anglophones de Montréal et une majorité des allophones (les immigrants, souvent plus enclins à parler anglais que français). Son lectorat s'étend de plus en plus aux francophones ce qui fait de ce journal un des principaux outils du bilinguisme de Montréal (la moitié de la population montréalaise est billingue)
Parce qu'il est anglophone, porte parole d'une minorité linguistique sur le territoire québécois, les visées du journal sont clairement anti-souverainistes et pro-fédérales. C'est d'ailleurs de ce journal que partent les polémiques implicant certains leaders politiques souverainistes.
La Presse, fondé en 1884. C'est un journal francophone, dont la ligne éditoriale est clairement en faveur du fédéralisme canadien (le journal s'est prononcé publiquement contre les deux référendum sur la souveraineté du Québec en 1980 et 1995). Malgré tout ses chroniqueurs ont une entière liberté de parole et certains ne cachent pas leurs opinions clairement anti-fédéralistes. C'est mon journal préféré, le seul que j'achète, environ une fois par semaine. J'apprécie beaucoup la profondeur des articles et la qualité de ses chroniques : je suis fan de Réjean Tremblay, le chroniqueur du Hockey et de Pierre Foglia (le plus réputé des chroniqueurs québécois) spécialiste des chroniques coup de gueule qui m'initie beaucoup à la "parlure québécoise".
Le Devoir, fondé en 1910. C'est un journal intellectuel, très politisé et en faveur du souverainisme québécois. Le tirage du journal est très modeste (il est cher!) mais c'est un titre très respecté (ses contributeurs ont toujours été des intellectuels de renom) et c'est aussi le seul quotidien indépendant de langue française au Canada (très peu financé par la pub au contraire des autres journaux).
Le Journal de Montréal, fondé en 1964. c'est le tabloid francophone: toujours des titres et des enquètes polémique, visant le sensationalisme. il s'enflamme toujours pour quelque chose qui n'a aucune importance. Il est parfois très chiant à lire car les pubs occupent 3/4 de la page du journal (quand elles n'occupent pas une page entière). Mais il est vraiment pas cher: 65 sous (45cts d'Euros) et on le trouve dans tous les resto et les fastfood de la ville. Et surtout, il parle beaucoup de sport, ça aténue la frustration de l'absence d'un cousin québécois à L'Equipe.
10 avril 2008
Les bières québécoises
Les Canadiens ont gagné sans contestation possible 4-1 contre les Bruins de Boston et mènent la série 1-0.
Cet article ne parle pas de cette victoire. Il parle de ce que j'appelerai (pompeusement) les "occupations collatérales" du (télé)spectateur de Hockey
Oui, parce que qui dit Séries/Playoffs dit forte fréquentation de bars et bien sur forte consommation de bière. En entamant ma 2e pinte de bière, je me faisais la remarque que je ne vous avais pas encore parlé des bières québécoises! Sacrilège, parce que c'est vraiment très bon. A tel point qu'un stage est envisageable à mon retour, pour réapprendre à boire des Heineken, Kronembourg, Stella Artois et compagnie. Parce que avec le recul, on se rend compte qu'on a des bières vraiment pas potables dans l'hexagone...
Il y a une bonne centaine de bières québécoise, commerciales (avec X variantes pour une même marque). Petit compte rendu de degustation:
- La Bleue : Tout québécois qui se respecte a commencé à boire cette bière à 12 ans, à appris à se saouler avec celle là et n'arrive plus à la boire à 20 ans tellement il la trouvent dégueulasse. Sans avoir la prétention d'être québécois, je me reconnais en eux : elle est franchement mauvaise. Elle est aussi très forte pour une bière commerciale.
- Les Molson: plusieurs variantes: Molson Dry, Molson Export, Molson Canadian etc... C'est la plus ancienne bière industrielle au Québec (200ans de tradition). C'est aussi une de mes préférées. Et celle que je consomme le plus, car moins chère. Je viens d'apprendre, via wikipédia, que c'est la 5e brasserie d'importance mondiale. Elle a le quasi-monopole les soirs de Match au Centre Bell
- Les Boréales: Très sympa car on peut en acheter 4 variantes dans un pack de 8 et c'est pratique pour la dégustation. Il y a la Brune, la Blonde, la Blanche et la Noire (je suis pas sur pour la dernière). La bière de dégustation par excellence donc. Bonne, mais sans plus.
- La Blanche de Chambly: La plus artisanale des bières "commerciales". Un petit gout d'orange mais c'est très bon.
Et puis certains restaurants ont leur propre brasserie, produisent leur propre bière. Pour eux, mention spéciale à la Blanche des trois Brasseurs. Une pure merveille, bien sucrée. Alice, fais moi penser à te faire gouter à celle là la semaine prochaine!
Et il y a bien sur des bières américaines assez populaires à Montréal: Bud Light, Budweiser... Mais au Grimoire, le pub de la Fac, elle sont complètement boycottées! Nationalisme québécois?
05 avril 2008
Le Québec et l'immigration
L'immigration est un dossier sensible pour le Québec, car c'est l'immigration d'aujourd'hui qui dessine le Québec de demain.
Dans la constitution canadienne, l'immigration est une compétence partagée entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec. Il est de coutume que les provinces laissent cette compétence au profit du pouvoir fédéral. Le Québec n'a pas dérogé à la règle jusque dans les année 1960. C'est à partir de 1960 que l'élite québécoise a pris conscience de la nécessité d'intégrer les immigrants et surtout de favoriser l'immigration francophone dans la province, afin d'en assurer la pérénité linguistique. C'est à ce moment que le Québec à revendiqué sa part du gateau dans le partage des compétences en matière d'immigration
Alors que les français trouvent scandaleux l'idée d'un ministère de l'immigration, les québécois ont le leur depuis 1968! C'est ce ministère qui négocie des accords bilatéraux avec le gouvernement fédéral en matière de sélection des immigrants, régulièrement remis à jour. Le partage de compétence est assez clair: le Québec est responsable de la sélection des immigrants, le Canada est responsable de l'admission des immigrants.
Le plan d'immigration québécois fixe à 50% au minimum la part des immigrants connaissant le français au moment de leur admission. Cela équivaut environ à 20 000 immigrants francophones par an, puisque le Québec accepte 44 000 immigrants chaque année)
Grâce à cette politique d'immigration 3 des 6 premiers groupes d'immigrants sont francophones: les français sont le premier groupe d'immigrants (8,6%), les algériens sont le 3e (5,8%) et les Haïtiens le 6e (5,3%).
C'est aussi à cause de cette politique d'immigration que la part des minorités visibles dans la population montréalaise, ville qui accueille l'essentiel des immigrants au Québec, est très faible (16,4%) comparativement à Toronto (43%) et Vancouver (42%). La politique multiculturaliste d'immigration menée par le gouvernement canadien y est pour beaucoup. A tel point que presque le quart de la population canadienne n'est pas née au Canada (23,9%).
La popularité du Québec chez les français qui y viennent est frappante: 85% des français ayant vécu 2ans au Québec s'y sont installés définitivement. Je n'en ferai pas partie^^
02 avril 2008
Les tchatcheurs n'ont qu'a bien se tenir
Les Québécois étaient (très) en avance sur les français sur l’interdiction de la cigarette dans les lieux publics, les bars etc… Ils font même mieux : on a pas le droit de fumer à moins de 9 mètres de l’entrée des lieux publics couverts (Facs, galeries commerciales etc…)
Par contre, il y a une chose que la France a interdite bien avant le Québec : c’est le cellulaire (téléphone portable) au volant. A ma grande surprise c’était autorisé ici jusqu'au 31 mars. Maintenant, on peut toujours téléphoner au volant, mais seulement avec la fonction « mains libres ». Pris en flagrant délit, c’est 115$ d’amende (env 80euros), soit l'amende de base au Québec.
30 mars 2008
Joualeries
Jusqu'ici, je croyais que la sévérité des profs de la fac pour la qualité du français (-20% de la note si une copie a plus de 5 fautes parfois) s'expliquait par la volonté de préserver cette langue dans un océan d'anglophones. Mais il y a aussi une autre explication, qui m'est apparue aux yeux récemment: la lutte contre le parler joual, le patois des régions rurales du Québec.
Parler Joual, Kesako? C'est un patois, la langue française dessossée. Les consonnes y sont escamotées, et cet escamotage a été tel que le parler joual finit par ne plus ressembler du tout au français. Il ne se prête pas non plus à une fixation écrite. Le Joual, est cette langue qu'ont parlée pendant des siècles les québécois ruraux, langue qui s'est perpétrée de génération en génération. Il servait (et sert toujours) aux gens du village à se parler entre eux. Mais pour se comprendre avec d'autres francophones, c’est le néant.
Comment ce langage s'est perpétué: Après la perte l’abandon du Québec par la France, les Québécois se sont repliés sur eux même avec le français de leur époque. Et la langue à évolué au gré des réalités, mais personne n’était la pour apprendre aux québécois comment s’appelaient ces choses. D’où la persistance d’un langage Joual
A Montréal, mes chums se parlent encore Joual entre eux, il faut s’accrocher pour comprendre. Une fois j’ai réussi à comprendre : A propos des allophones dont la part progresse au Québec, on devait en parler dans un travail avec deux autres camarades. Micro :
- Quosse tu pense qu’y arrive au boutte ? (traduction possible : « qu’est qu’on peut en dire ? »
- Bah, y grossissent pis on rapetisse ! (Les allophones sont plus nombreux, les francophones le sont moins)
Et encore, c’est du Joual « soft », parlé par des montréalais. Au début, je me disais que c’etait le langage populaire des québécois et que ça se respectait.
Mais quand je découvre des expressions sans aucun rapport avec le français, je tombe moins dans le relativisme :
- Fame ta yeule ! (vous devinez encore la traduction)
- Passe-moé le pain
- Ta mé tu là ? (Est-ce que ta mère est la)
- Gad ! Gad là ! (Quand un gamin demande à sa mère de regarder quelque chose)
- Faut que j’g’y aille, mon boss veut nouère (mon patron veut me voir)
- T’sé veut dire.
- Sont pas gros tes lâçats : (tes lacets sont de petites tailles)
- Anna Braillé ene shot (elle a beaucoup pleuré)
- chu-tu a pital? j'm'ai faitte mal pis j'ai besoin d'un ambulance icitte tu suited (c'est l'hopital? Je me suis fait mal et j''ai besoin d'une ambulance tout de suite)

Même les jeux vidéos s'y sont mis!
Et le must, c’est que certains québécois du fond du pays ne savent pas dire : « je suis », mais ils disent « Chu ». Un escamotage qui progressif qui fait il n’y a plus aucun rapport avec le français !
Et quand des jouaux se mettent à parler ou écrire français, ça donne un français vraiment pas terrible :
- Il passe la rondelle entre ses propres jambes (au hockey)
- La nuit prochaine, ce sera sur qu’il y aura des averses
- Seules les urgences seront répondues en fin de semaine
- La fille que je parle
- Nous allons se deshabiller
etc…
Longtemps les québécois ont revendiqué ce patois, qui permettait d’affirmer leur identité. Mais c’est aussi ce patois qui les a longtemps écartés du développement économique jusqu’aux années 1950, quand le Québec était géré uniquement en anglais.
Depuis les années 1960, ils se sont rendus compte que ça devenait un handicap, que ce langage était inadapté pour faire des affaires, et surtout s’affirmer comme un peuple capable de se prendre en charge. C’est à partir de ce moment que les québécois se sont mis à parler un français « conventionnel », aidés par les progrès de la scolarisation en français.
Renoncer au joual ne veut pas dire coloniser le français du Québec à celui parlé par la France, mais simplement respecter un certain nombre de règles syntaxiques de base, correspondant au français dit « international ».
Malgré tout, le joual est toujours très populaire chez les jeunes et se parle dans un grand nombre de foyers, et c’est pourquoi les profs mettent les bouchées doubles en matière de correction du français dans les copies. Parce que c'est bien le joual qui menace le français au Québec, bien plus que les anglicisme
Et c'est ce parler joual que nous, les français, retenons quand nous parlons du "folklore" québécois. Mais nombre de québécois ont envie de tourner la page de ce langage, ils ne veulent plus être assimilés à cette langue qui n'est plus la leur et dont ils sont beaucoup moins fiers qu'il ne l'ont été. Les clichés ont encore de beaux jours devant eux.
Si vous voulez en savoir plus des expressions du parler joual, je vous renvoie à une page très interessante:
http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/francais.html
Sinon, le bouquin qui m'a éclairé sur le sujet: Les insolences du frère Untel, Jean Paul Desbiens, Les éditions de l'Homme (Montréal).
29 mars 2008
spontanéités d'un peuple qui ne veut pas mourir
Les débats sur le degré de souveraineté à accorder au Québec se passent à la télé, à l'Assemblée nationale avec des politiciens pour acteurs... Mais les québécois y participent, à leur façon et de manière plus où moins originale: ils expriment leur volonté en bordure de rue:

(FLQ: Front de libération du Québec)

sur le panneau de gauche: Québec, un nouveau pays pour le monde"

Pour ceux qui n'auraient pas saisi la subtilité du message: Il s'agit de panneaux de rue à Ville-Mont-Royal (ville billingue où les rues sont annoncées en Anglais et en Français, comme l'indiquent le panneau du haut). Dans les deux panneaux du bas, l'appelation anglaise de la voie (à droite des panneaux) a été effacée par des militants, pour ne laisser visible que l'appelation française.
24 mars 2008
Pompiers en action
depuis 7 mois qu'on est à Montréal, on a vu et entendu un paquet de camions de pompiers... Mais ils étaient toujours en urgences, en train de griller les feux rouges, donc pour réussir à choper une photo potable, c'était pas facile.
Par chance, au détour d'une promenade dans le plateau Mont-Royal avec Julien, on est tombés sur une intervention de pompiers sur un restaurant en flammes. L'occasion de voir un peu à quoi ressemble le pompier montréalais. Reportage en image.

Pendant que les copains s'amusent, il surveille.../ Nos Amis les pompiers
22 mars 2008
Le tiers monde du TGV
Paris-Lyon en TGV? 465km en 1h50. Tarif (sans réduction): 78Euros
Montréal-Toronto en train? 540km en 4h20. Tarif (sans réduction): 131$ (91 Euros)
C'est dit
Mais c'est paradoxal quand on pense que le développement du Canada s'est fait par le chemin de fer dès les années 1870 et la construction du Canadien Pacifique, chemin ferré qui relie Montréal à Vancouver et qui a permis l'exploitation et l'expansion du territoire canadien.
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Le canadien pacifique
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Au Canada, point de TGV donc. Et en plus, le train est cher Explication du coût?
- Le transport ferroviaire n'arrive pas a se faire une place entre l'avion, préféré des milieux d'affaires, beaucoup plus rapide (50minutes entre Montréal et Toronto) et le bus, préféré des voyageurs, beaucoup plus économique (48$ soit 34euros). Peu de demande, prix élevé. Logique
- Mais pas moyen de faire un TGV, le train représente 5% des voyages entre Montréal et Toronto. Une part négligeable pour amortir un investissement pharaonique. La demande de voyage entre les deux grandes métropoles canadiennes est trop faible.
- Les rails du Canada n'ont pas été pensés pour le transport de voyageurs. Les voies ferrées n'appartiennent pas à l'Etat Canadien mais à des compagnies privées de Fret, qui non seulement contraignent les horaires des trains de voyageurs, mais font payer à Via Rail (la SNCF du Canada) l'emprunt de leurs lignes à prix comptant!
Mais l'idée de faire un "train rapide" entre Québec et Toronto (passant par Montréal donc) germe petit à petit. Il irait moins vite que le TGV (deux fois moins vite) mais serait beaucoup moins couteux, mais roulant sur des rails non partagés avec le fret et à intervalles plus réguliers.
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Toute cette histoire de lenteur des trains étudiée en cours de Planification des transports m'a valu d'entendre la première éloge faite à la France depuis que je suis ici. Parole de Prof:
- « les TGV français sont une merveille quoique leurs chauffeurs ne sont pas toujours merveilleux… »
Comme quoi, il y a toujours un mais quand on fait des éloges sur les cousins français...









































