03 juin 2008
Le bus, c'est la vie
Chicago-Montréal, c'est 1568km de route. Autant prendre l'avion pour le faire. Questions budgétaire oblige, j'ai décidé de rentrer en bus. 60$ contre 478$. Il n'y a pas de match...
On ne peut pas découvrir la vraie Amérique sans la parcourir en bus. Car c'est le moyen de transport de ceux qui sont plutôt passés à coté du rêve américain, celui des rares américains qui n'ont pas de voiture. A prix bas, qualité de service très basse, bien évidemment... Meilleur exemple: on part avec 30minute de retard de Chicago, on roule 15minutes... et le chauffeur s'apperçoit que le plein d'essence n'a pas été fait... On partira donc avec 2h30 de retard de Chicago... Une misère remarque, à coté des 32h de voyage au total...
Ouais, 32heures, 5 états traversés: l'Illinois, L'Indiana et ses autoroute PAYANTES où la vitesse est limitée à 45 MPH (=72km/h), L'Ohio et ses villes (Toledo, Cleveland) qui ont visiblement très mal passé l'étape de la désindustrialisation, la Pennsylvanie et enfin l'Etat de New York où Buffalo est la dernière étape avant de franchir la frontière canadienne.
Une fois traversée la douane (où je remarque que les douaniers canadiens sont unilingues anglophones alors qu'ils sont tous censés avoir quelques notions de français), il reste tout de même 650km avant Montréal.
Parce que 1000 km, ca commence à bien faire, je décide de faire une pause de quelques heures à Toronto, pour visiter le Temple de la renomée du Hockey.
En gros, c'est un peu un mémorial du Hockey, où sont présentés les plus grands joueurs de Hockey ainsi que leurs maillots et autres gadgets (ici, Wayne Gretzky, le plus grand), ainsi que les équipes et leur palmarès. Vous aurez compris que les Canadiens de Montréal occupent une bonne place dans cette enceinte avec leurs 24 Coupe Stanley.
D'ailleurs, c'est aussi dans ce Temple de la renomée qu'on retrouve la coupe Stanley originale (il existe 2 exemplaires en tout). Elle y repose, parce que les organisateurs du hockey trouvaient que les champions faisaient un peu n'importe quoi avec et qu'il valait mieux leur donner une réplique, plutôt que de risquer de perdre le plus prestigieux trophée du sport professionnel.
Après 5heures passée à Toronto, l'interminable retour vers Montréal où l'envie de ne rien faire me gagne. Sans doute la première fois de l'année où l'ennui me gagne. 32heures, c'est long quand même.
02 juin 2008
des parcs et des grattes ciels
Le soleil est toujours là, mais le vent est revenu. Une matinée dans le Grant Park, qui sépare les gratte-ciels de Chicgo du Lac Michigan, parce qu’il n’y a rien de mieux que de se promener dans les parcs en attendant que le centre ville se réveille. Un parc orné de monuments, dont la très curieuse A&T plaza, où on apperçoit une statue en acier inoxydable où se reflètent les gratte-ciels de la ville. Il y a aussi une belle fontaine. Et de l’herbe, heureusement^^.
Après une matinée de « mise au vert », place à la visite du Loop, le quartier d’affaires. Le quartier doit son nom au fait qu’il soit ceinturé par le métro, qui est superposé à la rue. Bruyant, c’est clair.
Le Loop, c’est forcément des gratte ciels, dont la Sears Tower, le sommet de Chicago qui trône à 442m (527 avec les antennes), dans laquelle travaillent 25 000 employés ! Elle a longtemps été la plus haute tour du monde avant de se faire dépasser par les tours asiatiques. Le Loop, c’est aussi certaines places ornées de statues, qui renforcent la réputation de musée à ciel ouvert qu’à Chicago.
Pour finir la journée, un petit tour à la plage, avec l’ambition de se baigner (à 27°C, c’est légitime, non ?). Finalement, seuls les pieds se sont moulés. C’est pas tout a fait la Floride…
01 juin 2008
Sunny City
La windy city n’a jamais aussi mal porté son nom qu’en ce 1er juin : Il n’y avait pas une seule touche de vent aujourd’hui au bord du lac Michigan. Donc pas question de faire un tour au pied des gratte ciels, où on ne voit le soleil que 4heures dans la journée.l’heure était plutôt au bateau et au vélo
Un tour de bateau « architectural » (qu’ils disaient) où on se balade sur la rivière Chicago, autour de laquelle s’est construit Chicago, et qui est quasi engloutie autour des gratte-ciels. La rivière a aussi un intérêt technologique puisque l’homme a réussi à en inverser le cours : la Rivière Chicago ne se jette plus dans le lac Michigan comme le veut dame nature, mais dans le Mississippi, auquel elle est reliée par canal. Tout ça parce que les Chicagoen voulaient un lac Michigan propre et beau
Eh bien, ils ont plutôt bien réussi leur coup puisque l’eau du Lac Michigan est on ne peut plus bleue (plus bleue qu’en Floride même !). Ca donne une superbe vue sur la Skyline de Chicago, une fois sorti de la rivière, sur le lac Michigan.
Après un énième double cheeseburger ingurgité au Mac Do de Navy Pier,le quai touristique,(je crois que je ne dépenserai pas plus de 25$ de bouffe en 3 jours et demi passés dans cette ville !), c’est parti pour 4heures de vélo sur les bords du Lac Michigan. L’urbanisme de Chicago est une réussite en la matière puisque la ville a réussi a contenir la poussée des grattes ciels sur les rives du lac, pour y aménager une série de parcs sur une longueur de 18miles (env. 28km). 28x4=54 kilomètres effectués en 4heures de location sur un vélo sans frein au guidon et sans vitesses. Fatiguant, mais superbe.
Et pour se dégourdir les jambes, un tour au festival international du Gospel,, sur au James Pritzker pavillon du Millenium Park, la dernière merveille architecturale de Chicago : un amphithéatre extérieur dont la pelouse est recouverte par des tubes d’acier servant de support à des enceinte acoustiques. Ingénieux.
Parce que l’ingéniosité est la marque de fabrique de Chicago.
Et les photos sont là: http://pignonfromlyon.spaces.live.com/photos/cns!36F0D7E3BCFDF35C!3945/
31 mai 2008
Une baisse de celsius bienvenue
Lever matinal après une courte nuit. Décollage à 11h et arrivée à Chicago 2h30 plus tard, avec une vue splendide sur la skyline et le Lac Michigan. La première journée de visite de la Windy City (la ville des vents, du fait des courants d’airs venus du Lac Michigan) est consacrée à la promenade sur le Magnificient Mile, les Champs Elysées de Chicago.
A première vue, on est frappé par l’extrème diversité des grattes ciels qui peupelent Chicago (et qui y poussent comme des champignons), ce qui en fait un vraie musée d’architecture extérieur. Aussi, je pensais avoir froid avec le vent, finalement non. En Mai le vent commence à jouer à merveille le rôle de ventilateur !
Vient ensuite une montée en haut du John Hancock Center (333m). Je ne m’attendais pas à voir l’eau du Lac Michigan aussi claire.
Enfin, une visite de la Golden Coast, quartier résidentiel chic à deux pas du centre ville. Un peu l’équivalent de Beacon Hill à Boston, de Greenwich Village à New York où encore de Georgetown à Washington (ouais, je me fais une mini-synthèse de mes visite précédentes). Tout ca avant d’amorcer une laborieuse recherche de l’hôtel, assez excentré par rapport à la ville, et dont la ligne de métro pour y accéder est hors service…
30 mai 2008
et un petit tour au zoo
Dernière journée à la Nouvelle Orléans, la journée la plus chaude (100°F= env 37°C). On en a bien bavé en marchant environ 6miles (10km) à travers le Garden District, le Quartier chic de la Nouvelle Orléans.Heureusement, il y avait un mac do sur la route, on en a profiter pour se recharger en Coca (j’estime avoir bu 2litres, ce qui est un peu plus que la moyenne journalière de 1 litres^^).
Au bout du Garden District, il y a le Zoo Audubon. Une belle diversité d’animaux (1600 espèces) dont un très curieux alligator blanc, variante rarissime, qui n’a été rencontrée par l'homme que deux fois seulement à l’état de nature. A chaque fois, ce type d’aligator a été retrouvé en Louisiane.
Et bien entendu, une dernière soirée dans le French Quarter, avec un bon resto créole pour couronner le tout et avant de partir chacun de son coté. Amandine et guillaume retournent à Montréal pour le boulot, Alix fait une escale de 2 jours à Washington avant de rentrer en France, tandis que je fais des heures sup de tourisme à Chicago^^.
Et pour le résumé photo du séjour, suivez le lien: http://pignonfromlyon.spaces.live.com/photos/cns!36F0D7E3BCFDF35C!3663/
29 mai 2008
Après la campagne, la ville!
Sous titre : Après la voiture, la marche à pied ! Et donc la visite de la Nouvelle Orléans
En marchand 40minutes de l’auberge au French Quarter (le quartier historique de la ville), on s’est dit que c’était pas mal non plus la voiture, surtout dans une ville américaine. Mais on a pu constater aussi l’étendue des dégats causés par le Cyclone Katrina. C’était il y a presque 3ans et la ville en garde toujours les cicatrices. Peut être à jamais… Car c’est surtout les maisons de ménages à revenus moyens qui sont dans un sale état. Soit détruites, soit plaques de bois remplacent les porte pour repousser les squatteurs. Etonnant aussi les nombreuses tentes sous les autoroutes… Bref, quand t’es dans la banlieue de la Nouvelle Orléans, tu flippe un peu.
Bref, voila pour la visite sociologique. L’intérêt de la journée, c’était le French Quarter, appelé aussi) « Vieux Carré », son nom d’origine. En fait le quartier n’a rien du tout de français, mis a part le nom des rues (à noter Rue deToulouse, grande fierté d’Alix). Contrairement à la banlieue de la Nouvelle Orléans, les maisons du French quarter ont miraculeusement survécu au Cyclone. Il n’y a que des dégats superficiels qui ont très rapidement été séparés. Mis à part l’église St Louis, il n’y a pas de monuments dans le French Quarter. En fait, ce qui fait son charme, c’est l’architecture ancienne de ses maisons, notamment l’aspect sculptural des balcons.
Mais le French Quarter n’aurait pas eu la réputation qu’il a sans l’animation qui y règne le soir, notamment dans la Rue Bourbon, où on retrouve tous les bars musicaux avec du Jazz bien entendu (La Nouvelle Orléans est le berceau du Jazz, à défaut d’en être la capitale), mais aussi d’autres musiques plus « branchées ». On ne peut pas saisir l’ambiance de la Nouvelle Orléans si on ne passe pas ses soirées dans la rue Bourbon.
A part la visite de la Nouvelle Orléans, l’autre fait divers de la journée est la mauvaise chute de mon ordinateur sur la terrasse devant la piscine… Il n’est pas mort, dieu merci, mais l’ampoule de l’écran est bel et bien grillée… Ce qui explique en partit l’immense retard pris par ce blog !
28 mai 2008
Sur la route de la Nouvelle Orléans...
Avant d’amorcer le dernier jour en voiture, on a droit à un bon petit déjeuner préparé par Ray et Léa, nos hôtes louisianais. L’occasion de découvrir un peu plus en détail l’environnement des louisianais, et surtout le parler de la minorité francophone en Louisiane, aux antipodes de celui de la France et du Québec : L’accent incroyablement prononcé, l’usage quasi égal de l’anglais et du français dans les élocutions (les chiffres sont dits en anglais par exemple). C’est aussi l’occasion de remarquer que le français vit ses derniers instants aux Etats-Unis : ils ne savent plus lire le français (on à du leur lire quelques lettres) et les jeunes ont pris le virage de l’anglais, emportés par la vague communicatrice.
Bref, voila pour le Breakfast culturel. La matinée est consacrée à une excursion sur l’Ile d’Avery, qui abrite la célèbre usine Tabasco (le fabricant des sauces épicées) ainsi qu’un très beau jardin où roupillent certains aligators. On en a réveillé un, il n’a pas trop apprécié mais ça leur fera toujours du bien de se remuer un peu ! Voyez la vidéo d'amandine
Après Deux heures de route, on retrouve la Rive du Mississipi pour déguster de l’alligator. C’est bon, mais pas très différent du poulet, tout compte fait.
Et pour finir, la visite de la plantation Oak Alley, mondialement réputée pour son allée de chêne biséculaires. Pour rappel, les plantations sont en fait les fermes où les esclaves travaillaient à cultiver la canne à sucre. Les guides font visiter la vie des maîtres, montrent leur luxe, mais oublient complètement de relater la vie des esclaves… Un tabou américain, c’est clair.
27 mai 2008
ça, c'est la louisiane!
Pour une journée dans le cœur du pays cajun (celui des louisiannais pur souche, pas forcément francophones), on a eu un très bon aperçu.
Une petite visite matinale de l’unique centre d’intérêt de Bâton Rouge, la capitale de la Louisiane: le Capitole de l’Etat de la Louisiane. Le plus haut de toutes les State House américaines. On a profité de la vue sympa sur le Mississippi
Ensuite, 2h30 de cuite au soleil sur une barquette au Lac Martin et dans les célèbres bayous qui composent la Louisiane : sensationnel ! Rencontre avec de nombreux oiseaux, recherche d’Aligators, promenade autour des arbres innondés et surtout dans les Bayous (Sorte de marécage).
Et mention spéciale à Alice : on a rencontré des chatons demi sauvages. Ils étaient vraiment superbes avec leurs yeux bleus
Un bon repas cajun à midi dans une institution de la région, tenue par un francophone (Le Mulate’s), car n’oublions pas que la cuisine Cajun est, de l’avis de tous, la meilleure qu’on puisse trouveraux Etats-Unis (On admettra que la concurrence n’est pas très forte aussi !). Mais ne comptez pas sur moi pour vous faire un cours de gastronomie...
Et un tour à Lafayette, capitale du pays cajun et cœur francophone de la Louisiane. Avec la visite d’un village acadien reconstitué avant d’arriver chez dans la famille Lejeune, nos hôtes (francophones bien sur !). Et pour finir, encore de la gastronomie au Randol’s, autre institution de la Cuisine Cajun, où la place est laissée à la dégustation d’écrevisses, où la région de Lafayette est mondialement réputée pour cuisiner cette espèce
25 mai 2008
Du sable blanc et de la mer bleue
Sur le pied de guerre à 8h30, on commence une belle journée floridienne ensoleillée par une visite du Vieux Pensacola.
L’occasion de constater que la Floride, c sympa a visiter, mais c’est encore mieux quand on se baigne ! Parce que à 89 degrés Fahrenheit à l’ombre (=31°C), on commencait à cuire un peu. Une pause fontaine faisait l’affaire, mais sans plus.
On se trempe les pieds en vitesse à Pensacola Beach. Les étendues de sable blanc sont impressionnante. Le sable est tellement blanc qu’il semble être artificiel.
Pour le concret, à savoir la baignade intégrale et la pause UV, direction Fort Walton Beach, à environ 70km à l’est de Pensacola, pour une aprèm de farniente. Je me dis que ça va être dur de se baigner à Noirmoutier après avoir fait ça…
Et pour finir la journée, une balade dans Destin, port de plaisance pas très loin de Fort Walton Beach.
24 mai 2008
La route, la route et la route.
Deux premiers jours interminable mouvementés pour le road trip du sud américain!
On part de Montréal vendredi matin (8h30) avec Alix, on arrive enfin à profiter des vacances en fin de journée samedi (18h30). Une bonne baignade de coucher de soleil à Pensacola Beach, par 30°C, vaut bien récompense de toute cette attente!
Pensacola Beach? C'est où? C'est une question récurente car on réduit trop facilement la Floride à Miami. Or les plus belles plages du Sunshine State, on les trouve dans son nord-ouest, ce sont les plages du Panhandle: Sable on ne peut plus blanc et eau transparente et bleu turquoise. A vrai dire, ca change de l'eau bleu marine opaque et remplie d'algues de Noirmoutier!
Entre la Nouvelle Orléans et Pensacola, c'est 400km qui s'ajoutaient au bus, à l'avion déjà révolus pour arriver à la Nouvelle Orléans... Une vraie question de patience! A propos de patience, on a été plutôt pas mauvais avec Alix: 12h d'attente et une nuit à passer dans le Hall de l'Aéroport de la Nouvelle Orléans, tout ca pour attendre Guillaume et Amandine qui n'avaient pas pu prendre le même avion que nous.
On a fait ce qu'on pouvait pour dormir. La nuit a été courte. Arrivés à 0h30, on a passé une bonne heure a se demander si on a le droit de flaner dans ce hall. Et à 4h, les premiers passagers débarquaient bruyamment (Week end oblige). Et encore, entre deux on ouvrait l'oeil toutes les 3minutes, pour réfléchir à une solution pour dormir dans le confort très relatif des sièges du hall... Bref, une expérience.

Le paradoxe dans tout ça? On crevait de froid dans ce hall surclimatisé alors qu'il faisait 30°C à l'extérieur
Entre la Nouvelle Orléans et Pensacola? L'amérique profonde: les grandes autoroutes, les voitures non identifiées, la traversée des Etats du Mississippi et de l'Alabama.
Et très sympa aussi, la traversée du Causeway (pont) du Lac Pontchartrain, le plus long pont du Monde (38km), juste après la Nouvelle Orléans. D'aucuns l'auront reconnu dans certains films (True Lies), d'aucun l'auront trouvé un peu long (notamment Amandine, qui conduisait à ce moment).
Bref, c'est les vacances. Donc Journée plage demain!











































































